Revoir (fragm. 2)

Ce qui tombe, ce qu’on n’a pas ramassé, ce qui venait en surplus, ce qui fut dans la marge, dans les franges, morceaux de tissus déchirés, ourlets vaincus, miettes écrasées, ce qui ne fut pas même voulu, ce qui ne serait ni le déchet ni la trace ni l’empreinte ni le témoignage.

Cette heure grise, le flottement des ombres indécises, le crépuscule. On dit qu’à cette heure-là les animaux se dirigent vers l’eau calme des lacs. Qu’y trouvent-ils ?

vendredi 14 septembre 2012, par Sereine Berlottier